INTERNET DES OBJETS : ISOC AFRIQUE ET AUTORITÉS SÉNÉGALAISES DONNENT DES PISTES POUR UNE MEILLEURE PROTECTION DONNÉES PERSONNELLES

Comment continuer à utiliser internet en toute sécurité ? C’est à cette question qu’Internet society-Sénégal (Isoc-Sénégal), la Commission de protection des données personnelles (Cdp) et le ministère sénégalais de la Communication et des télécommunications ont apporté des réponses, lors d’un panel, tenu ce 11 mai 2018, à Dakar, au dernier jour du Sommet africain de l’Internet.

Le thème du panel a porté sur la sécurité de l’Internet des objets. Il est devenu une problématique tellement importante qu’il est en train de bouleverser nos vies et l’économie numérique. Aujourd’hui, l’internet des objets concerne des domaines aussi variés que l’environnement, la santé, l’agriculture, la robotique, etc. C’est pourquoi Cherif Diallo, directeur des TIC au ministère sénégalais de la Communication, des télécommunications, des postes et de l’économie numérique, en appelle aux pouvoirs publics pour l’élaboration d’un cadre juridique pour assurer une meilleure protection des données personnelles. Selon lui, « les chercheurs du monde académique doivent développer de nouveaux modèles de sécurisation de l’internet des objets, pour que ces innovations soient bénéfiques aux utilisateurs. » Pour le directeur régional du bureau Afrique d’internet society, Dawit Bekele, la hantise sécuritaire des données ne doit pas perdre de vue les aspects positifs de l’outil internet. « Il ne faut cependant pas se voiler sa face. Il existe des problèmes dans l’utilisation de l’internet des objets. C’est justement la raison pour laquelle, il faut en discuter pour arriver à des résultats concrets et positifs pour les utilisateurs. » La présidente de la Commission de protection des données personnelles du Sénégal, a insisté sur la nécessité de prendre en charge la question de façon collégiale. « La sécurité de l’internet, globalement est fondamentale. Elle incombe aussi bien à l’Etat, bien sûr, mais également à la société civile, aux populations elles-mêmes », a dit Mme Awa Ndiaye. Tout en invitant à une collaboration avec police, la gendarmerie, elle en appelle au respect des droits des personnes dans la sauvegarde de leurs données, au plan juridique et technique. « Cette réunion consultative est la première d’Isoc-Sénégal dans le cadre d’une coalition multipartite qu’Isoc est en train de mettre en place dans la gouvernance de l’internet », a indiqué Mme Maïmouna Diop, présidente d’Isoc-Sénégal. Le choix du Sénégal -avec le Canada et le Japon- obéit à son leadership régional et international dans ce domaine.

Amadou BA

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